Pécsi Tudományegyetem

Bölcsészettudományi Kar
ROMANISZTIKA INTÉZET
FRANCIA TANSZÉK

 

Le prévisible et l’imprévisible - Perspectives linguistiques, littéraires, culturelles et didactiques

Version imprimablePDF változat

 

Le prévisible et l’imprévisible

 

Perspectives linguistiques, littéraires, culturelles et didactiques

 

 

 

Colloque international organisé par

 

le Département de français de l’Université de Pécs, Hongrie et

 

le Laboratoire de recherche « Études Romanes », Académie hongroise des sciences, Pécs,

 

en partenariat

 

avec l’Equipe de recherche PLIDAM EA 4514, INALCO, France,

 

le Centre Interuniversitaire d'Études Françaises

 

avec le concours de l’Institut Français de Budapest

 

Lieu : Pécs

 

Date : 28-29 mars 2019

 

 

 

Possibles et impossibles, logiques et non-logiques, vraisemblables et invraisemblables accompagnent l’existence humaine. La lutte des contraires permet à l’esprit humain de faire triompher le pensable sur l’impensable, le rationnel sur l’irrationnel, en élargissant ainsi le domaine du connu et en réduisant celui qui nous est encore inaccessible.

 

Cependant, le chemin de la connaissance n’est pas tracé d’avance : « Le futur, ce sera un cocktail inconnu entre le prévisible et l’imprévisible. » Il nous semble que cette phrase d’Edgar Morin (Pour sortir du XXe siècle, Nathan, 1981) qui fait référence à l’une des tensions abordées par tous les travaux en lien avec les sociétés humaines, peut inspirer des réflexions de natures diverses, portant plus spécifiquement sur les cursus universitaires en langues et civilisations étrangères, et sur leur devenir.

 

Toute formation présuppose qu’on soit déjà sorti de l’aléatoire, la mise en place d’un cursus ayant été précédée d’un long travail de concertation et d’organisation.

 

Quels sont les dispositifs, supports et pratiques qui favorisent une éducation ouverte à la pluralité et à l’interculturalité ? Quels sont les principes et stratégies à adopter dans l’organisation des savoirs linguistiques, culturels et disciplinaires ? Autant de questions qui méritent d’être principalement traitées dans leurs rapports avec les technologies numériques en vue de l’optimisation de l’apprentissage et de la recherche.

 

Un tel projet nous permettra de faire dialoguer des chercheurs d’horizons disciplinaires divers : linguistes, spécialistes en littérature, en arts et en histoire, traductologues, sémioticiens, anthropologues, etc. 

 

L’oscillation permanente entre les éléments prévisibles et imprévisibles, est une caractéristique fondamentale de toute langue. En effet, quel est cet ensemble de règles (plus ou moins contraignantes), de régularités (plus ou moins prévisibles) que l’on doit maîtriser pour utiliser une langue de manière appropriée dans des circonstances très variées ?

 

Les locuteurs s’expriment, se comportent, mobilisent et « exécutent » leur répertoire discursif et interactionnel suivant leur propre identité, leur intention de communication, leur position sociale, l’antériorité de leurs liens avec l’interlocuteur, et en fonction des multiples éléments dictés par l’environnement culturel, plus ou moins prévisibles, susceptibles de jouer un rôle stimulant ou bloquant dans la communication. Et par communication, on entendra aussi la communication professionnelle à laquelle les formations universitaires linguistiques doivent de plus en plus préparer leurs étudiant(e)s. D’où une priorité qui pourra être accordée à l’enseignement des langues de spécialité (affaires, droit…) dans le contexte universitaire des années à venir.

 

L’apprentissage d’une langue étrangère nous confronte en permanence aux représentations collectives et aux images stéréotypées de notre propre culture et à celles de la culture à acquérir. De même, l’originalité d’un texte littéraire ou d’une œuvre d’art se mesurera bien souvent aux écarts entre la norme prévisible et l’actualisation qui nous est fournie par l’auteur ou l’artiste.

 

Pour autant, rien n’est totalement automatisé et automatisable dans l’appropriation d’une langue / culture étrangère. Les normes attendues ne peuvent être envisagées qu’en tenant compte de la malléabilité de l’action sociale. Cette action est inséparable de la réalité historique qui entoure les individus au sein des sociétés. Une réflexion sur l’avenir de nos formations ne peut pas se passer de la prise en compte des aspects historiques.

 

On sait à quel point il est difficile de classer les expressions plus ou moins figées et prévues au sein d’une langue, et les problèmes ne font que se démultiplier lorsqu’il faut les traduire. Les notions de prévisibilité et d’imprévisibilité jouent un rôle très important tant dans l’histoire millénaire que dans l’avenir proche de la traduction et des métiers de la médiation linguistique et culturelle, et qu’il s’agisse de traduction littéraire ou de traduction spécialisée ou technique.

 

Car chaque langue, en fonction de ses caractéristiques typologiques, tend à véhiculer sa perception et son interprétation de l’univers, un univers qui, de plus en plus, s’appuie sur les nouvelles technologieset des innovations numériques dont les développements ne sont que partiellement prévisibles, mais dont il faut, néanmoins, prévoir l’intégration dans l’enseignement universitaire des années à venir.

 

 

 

Le trente-troisième anniversaire du Département de français de l’Université de Pécs fournit l’occasion de réunir des universitaires et des jeunes chercheurs francophones afin de mieux explorer tant les aspects didactiques que les fondements théoriques liés à l’enseignement et à la recherche en s’appuyant sur une analyse approfondie du « marché » des langues et des cultures.

 

Favorisant à la fois la visibilité des travaux universitaires en langue française, et la promotion de la Francophonie en Europe centrale et orientale, ce colloque exprime la nécessité de confronter les réflexions sur les multiples aspects prévisibles et imprévisibles de nos domaines de recherches et / ou de formations respectifs.

 

 

 

Les bénéfices attendus d’un tel croisement des regards sont multiples :

 

-         produire un gain de compréhension dans la lecture des programmes d’enseignement ;

 

-         enrichir les approches scientifiques hongroises, centre-est-européennes et françaises en rapport avec les traditions intellectuelles qui contribuent à les façonner ;

 

-         s’interroger sur le public et les enjeux des formations universitaires dans un monde de plus en plus global et dématérialisé ;

 

-         œuvrer en faveur du décloisonnement disciplinaire et montrer la portée de nos recherches dans les débats qui traversent nos sociétés.

 

 

 

Les réflexions s’articuleront autour des axes thématiques suivants :

 

·            Axe 1 : Linguistique et langues de spécialité

 

·            Axe 2 : Littérature et arts

 

·            Axe 3 : Histoire et civilisation

 

·            Axe 4 : Traduction et interprétation

 

·            Axe 5 : Innovations numériques

 

 

 

Comité scientifique

 

ÁDÁM, Anikó (Université catholique Pázmány Péter, Budapest)

 

BAKESOVA, Václava (Université Masaryk, Brno)

 

BAUMGARDT, Ursula (Equipe recherche PLIDAM EA 4514, INALCO, Paris)

 

BENE, Krisztián (Université de Pécs)

 

BESSIERE, Jean (Université Sorbonne Nouvelle, Paris)

 

DRENGUBIAK, Ján (Université de Prešov)

 

DUCREY, Anne (Université Paris-Sorbonne)

 

GYIMESI, Timea (Université de Szeged)

 

HORVÁTH, Krisztina (Université Eötvös Loránd de Budapest)

 

KYLOUSEK, Petr (Université Masaryk, Brno)

 

MALINOVSKÁ, Zuzana (Université de Prešov)

 

MARTONYI, Éva (Université catholique Pázmány Péter, Budapest)

 

MEDHAT-LECOCQ, Héba (Equipe recherche PLIDAM EA 4514, INALCO, Budapest)

 

NAGY, Andrea (Université de Debrecen)

 

OSZETZKY, Éva (Université de Pécs)

 

PEJOSKA-BOUCHEREAU, Frosa (Equipe recherche PLIDAM EA 4514, INALCO, Paris)

 

PERGER, Mária (Université des Sciences Techniques et Economiques de Budapest)

 

RACCAH, Pierre-Yves (Centre national de la recherche scientifique, Paris)

 

RACINE, Odile (Equipe recherche PLIDAM EA 4514, INALCO, Paris)

 

SCHLAMBERGER-BREZAR, Mojca (Université de Ljubljana)

 

SIMONFFY, Zsuzsanna (Université de Pécs)

 

STOCKINGER, Peter (Equipe recherche PLIDAM EA 4514, INALCO, Paris)

 

SZABÓ, Dávid (Centre Interuniversitaire d'Études Françaises, Budapest)

 

SZÁSZ, Géza (Université de Szeged)

 

SZENDE, Thomas (Equipe recherche PLIDAM EA 4514, INALCO, Paris)

 

SZILÁGYI, Katalin (Université des sciences économiques appliquées et de gestion, Budapest)

 

VARGA, Zoltán (Université de Pécs; Académie hongroise des sciences, Budapest)

 

VÍGH, Árpád (Université de Pécs)

 

 

Comité d’organisation

 

BENE, Krisztián

 

BIRSAN, Christina

 

KÓBOR, Márta

 

NÉMETH, Linda

 

SIMONFFY, Zsuzsanna

 

 

 

Les propositions de communications (250 mots maximum) accompagnées d’une brève notice biographique sont à envoyer jusqu’au 30 octobre 2018  à l'adresse suivante : franciatanszek@gmail.com

 

Durée prévue pour la présentation de chaque communication : 15 minutes + débat.

 

Langue du colloque : français.